LA VERITE SUR LE SAINT PERE!

LA VERITE SUR LE SAINT PERE!
Chers amis,

Nous sommes tous émus par le lynchage médiatique auquel nous assistons depuis
quelques jours où l'on a l'impression que le monde entier s'octroie le droit de
jeter l'anathème sur Benoit XVI en déformant ses propos et en cherchant à nuire
à notre mère l'Eglise.

Que faire me direz-vous ? Voici une proposition de réponse :

1) Prenez connaissance de ce mail, qui contient un travail remarquable,
respectueux de la vérité et très pédagogique. L'auteur, inconnu de nous, doit
être salué pour ce résumé si concis et si puissant. Une maman d'élève y a ajouté
des communiqués - tout simplement édifiants - provenant de responsables
africains.

2) Diffusez ce mail ! Ainsi, nous ne pourrons plus dire : Que faire à part prier
pour lui ?

En cette fête de St Joseph, saint patron de baptême du pape, prions pour qu'il
le protège contre les attaques des ennemis de l'Eglise.

En union de prières

Michel Valadier

Etape numéro 1 : lisez cette phrase, source du lynchage mondial « (...) on ne
peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire,
cela risque d'augmenter le problème. » Etape numéro 2 : lisez l'ensemble du texte
suivant (question et réponse de la conf. de presse de B XVI dans l'avion)

Philippe Visseyrias, France 2 : Saint-Père, parmi les nombreux maux dont souffre
l'Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. La position de l'Eglise catholique sur
les moyens de lutter contre le sida est souvent considérée irréaliste et inefficace. Allez-vous aborder ce thème durant votre voyage ?

Benoît XVI : Je dirais le contraire. Je pense que l'entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant' Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les s½urs qui sont au service des malades... Je dirais que l'on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S'il n'y a pas l'âme, si les Africains ne s'aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d'augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l'un envers l'autre,
et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces
facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour
renouveler l'homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d'épreuve avec les malades. Il me semble que c'est la réponse juste, l'Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font.

Verbatim des déclarations de Benoît XVI lors de la conférence de presse dans
l'avion vers l'AfriqueSource : salle de presse du Saint-Siège (traduction La
Croix)

Etape numéro 3 : répondez aux questions suivantes
1. Recevez-vous les propos du pape exactement de la même manière après l'étape 1
et après

l'étape 2 ?

2. Qu'arrive-t-il lorsqu'on isole un morceau de phrase d'un propos global ?


Etape numéro 4

Sachant que :

- L'Eglise catholique est l'une des institutions internationales qui a le plus d'expérience de la réalité du Sida sur le terrain, parce que 26 % des malades du Sida dans le monde sont pris en charge par des institutions catholiques.

- L'homme qui s'exprime ici n'est pas un hurluberlu un peu simplet, mais un homme de très haut niveau intellectuel et spirituel qui connaît très bien à la fois la pâte humaine et la question du Sida.

Répondez à la question suivante :
Les propos du pape ne méritent-ils pas qu'on leur accorde un minimum de
considération et de réflexion ?

... et encore :

Le président du Burkina Faso Blaise Compaoré :

Vous présidez personnellement le Comité national de lutte contre le sida. Pourquoi ?

C'est un engagement moral quand on est responsable d'une communauté de 12 millions de personnes. En Afrique de l'Ouest, le sida menace la vie de millions d'hommes et de femmes. Son impact sur la société est considérable. Le chef de l'Etat doit être à l'avant-garde. Le Burkina a développé un cadre stratégique classique avec les éléments clés de la lutte contre le sida : la prévention, le suivi épidémiologique, et la prise en charge des malades. Nous commençons à enregistrer des résultats - le taux de prévalence est passé de 7% en 1997 à 4% en 2003. [...]
Face aux organismes internationaux, il faut savoir résister. On peut nous conseiller, mais pas faire à notre place. [...] Les Européens n'éprouvent pas le danger du sida de la même manière que nous. Pour les Burkinabés, le danger est immédiat. La pandémie est une réalité visible, elle frappe votre famille, vos amis les plus proches. En Europe, vous avez peut-être le loisir de faire des thèses pour ou contre la morale. Au Burkina, nous n'avons pas le temps. [...]
Il y a souvent un gouffre entre ce que disent les médias et ce qui se passe sur le terrain. En Afrique, nous vivons avec le sida au quotidien. Le débat sur le préservatif, tel que vous le présentez, ne nous concerne pas. Les Français aiment la polémique, c'est leur côté gaulois. Certains critiquent la position de l'Eglise en prétendant défendre les Africains. Soit. Mais la plupart n'ont jamais mis les pieds chez nous ! Je leur conseille de venir faire un séjour au Burkina. Chez nous, l'imam, le prêtre et le chef coutumier travaillent de concert : tous ont l'ambition d'affronter le même mal. Se focaliser sur le préservatif, c'est passer à côté du problème du sida. [...]
Beaucoup de gens ignorent le travail de l'Eglise en Afrique. En France, l'intelligentsia ne comprend pas cette proximité avec les responsables catholiques. Chez nous, l'Eglise est d'abord synonyme d'écoles et de dispensaires. Le débat sur le sida n'est pas théorique, il est pratique.
L'Eglise apporte sa contribution. Si l'abstinence est un moyen de prévention, nous n'allons pas nous en priver ! [...] L'Eglise n'a pas le monopole de l'abstinence ! En tant que chef de l'Etat, j'ai pris des engagements dans ce sens depuis 2002 dans le cadre de la campagne "C'est ma vie". L'objectif était de mettre les gens devant leurs responsabilités. Parmi les engagements proposés, certains faisaient directement appel à l'abstinence : "J'ai décidé de m'abstenir de tout rapport sexuel quand mon mari (ma femme) est absent(e)", et "J'ai décidé de m'abstenir de toute relation sexuelle jusqu'au mariage"."

Mgr Slattery, de Tzaneen, en Afrique du Sud, présente
(http://www.zenit.org/article-17020?l=french) le documentaire intitulé «Semer dans les larmes», qu'il vient de réaliser avec le producteur Norman Servais, sur l'épidémie du SIDA dans son pays. Ce documentaire vient de gagner le «Grand Prix» au 22ème festival international multimédia catholique «Niepokalanow 2007»

"En dépit de la promotion qui est faite dans les écoles pour le préservatif, il y a un taux de grossesse élevé parmi les filles en âge scolaire, parfois jusqu'à 20%".

Mgr Slattery explique que les avantages économiques d'une telle situation sont réels, l'industrie du préservatif étant une industrie multimillionnaire.

"L'Afrique du Sud et les pays voisins du Botswana et du Swaziland ont les taux d'infection les plus élevés au monde et les taux de distribution de préservatifs également les plus élevés. [...] la conclusion est évidente : plus de préservatifs signifient plus de cas de SIDA et plus de morts [...] il est bien sûr 'politiquement incorrect' aussi bien ici que dans le monde occidental, d'envisager l'éventualité que le préservatif puisse en réalité alimenter cette maladie mortelle au lieu de la freiner".

L'objectif de l'Eglise dans le pays est de «lever le voile du secret sur le SIDA et d'inciter les gens à en parler ouvertement».
"On leur fait croire qu'il n'y a pas de véritable crise. Ils voient que beaucoup de jeunes meurent mais on leur dit qu'ils attrapent le SIDA parce qu'ils n'utilisent pas le préservatif correctement. Derrière tout cela il y a une croyance largement répandue selon laquelle les personnes qui meurent du SIDA ont été ensorcelées".

"L'Ouganda a été le premier pays à combattre résolument l'épidémie du SIDA au début des années 90. La position forte et claire du président Museveni a constitué l'élément décisif qui a ralenti la diffusion du SIDA, faisant passer le taux de personnes affectées de plus de 25% à 6% en 2002. Il a prêché le bon sens et non le préservatif, encourageant l'abstinence avant le mariage et la fidélité dans le mariage, comme des valeurs culturelles".

Mgr Slattery précise que des rumeurs sur le rôle de l'abstinence et de la
fidélité pour combattre le SIDA, circulent au sein du gouvernement d'Afrique du
Sud.

Les évêques africains défendent le pape :
"Je demande aux Occidentaux de ne pas nous imposer leur unique et seule façon de voir. Dans des pays comme les nôtres, l'abstinence et la fidélité sont des valeurs qui sont encore vécues. Avec leur promotion, nous contribuons à la prévention contre le sida [...] Nous ne pouvons pas promouvoir l'utilisation du préservatif, mais prêcher les valeurs morales qui, pour nous, demeurent valables, afin d'aider nos populations à se prémunir du sida : l'abstinence et la fidélité". (vidéo en ligne http://www.ktotv.com/) >
Mgr Simon Ntamwana, archevêque de Gitega au Burundi, a dénoncé «le glissement de pensée» de l'Occident et son «hédonisme sexuel devenu comme un chemin incontournable».
"Ce n'est pas le préservatif qui va diminuer le nombre d'infections du sida, mais certainement une discipline que chacun doit s'imposer pour pouvoir changer d'attitude, une attitude qui va l'aider à échapper à un hédonisme qu'il ne peut plus contrôler".

Pour sa part, l'archevêque de Kinshasa (RDC), Mgr Laurent Monsengwo, a expliqué que le préservatif « aggrave le problème car il donne une fausse sécurité, une sécurité qui n'en est pas toujours une".

Des chiffres éloquents (source OMS), comparant la progression du SIDA dans les pays africains selon leur religion principale entre 1991 et 2001. Les pays catholiques étaient en moyenne plus touchés que les autres en 1991, et le sont moins en 2001. Catholiques ou pas, les pays d'Afrique touchés par cette immense tragédie méritent que cesse l'instrumentalisation qui est faite de leur souffrance par des groupes subversifs.

Voici donc en 2 colonnes ces quelques données édifiantes sur le SIDA en Afrique
Sub-saharienne et les religions.

En 1991, le virus ne s'est pas développé dans une zone religieuse particulière. Les catholiques ont même été au centre du foyer de l'épidémie : le Congo, le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda occupent les dernières places.

En 2001, après 10 ans de prévention dans ces pays (et la fameuse "irresponsabilité" de l'Eglise catholique), le classement n'est plus le même et se passe de commentaire...











PAYS_RELIGION PRINCIPALE_% infection

en 1991
en 2001

Guinée Equatoriale Catholique 0,34
Guinée Equatoriale Catholique 3,4

Lesotho Protestant 0,35
Gabon Catholique 3,63

Afrique du Sud Protestant 0,81
R.D.Congo Catholique 4,9


Mozambique Animiste 1
Ouganda Catholique 5

Angola Catholique 1,1
Angola Catholique 5,5

Cameroun Animiste 1,34
Congo Catholique 7,2

Namibie Protestant 1,62
Tanzanie Catholique 7,8

Gabon Catholique 1,86
Burundi Catholique 8,3

Swaziland Animiste 2,13
Rwanda Catholique 8,9

Tanzanie Catholique 4,16
Cameroun Animiste 11,8

Kenya Protestant 4,49
Centrafrique Animiste 12,9

R.D.Congo Catholique 4,57
Mozambique Animiste 13

Botswana Animiste 5,13
Kenya Protestant 15

Centrafrique Animiste 6,18
Malawi Protestant 15

Congo Catholique 6,39
Afrique du Sud Protestant 20,1

Rwanda Catholique 7,36
Zambie Musulman 21,5

Malawi Protestant 7,74
Namibie Protestant 22,5

Burundi Catholique 9,86
Lesotho Protestant 31

Ouganda Catholique 12,87
Swaziland Animiste 33,4

Zimbabwe Animiste 13,25
Zimbabwe Animiste 33,7

Zambie Musulman 13,47
Botswana Animiste 38,8


Benoît XVI et le Sida Le site Evangile Vitae a répertorié toutes les déclarations du Pape sur ce fléau depuis le début de son pontificat
(http://www.evangelium-vitae.org/citations/citation.php?num_citation=159) :> "10
juin 2005 - A des Evêques d'Afrique en Visite Ad Limina

Chers frères Evêques, je partage votre profonde préoccupation pour les ravages causés par le virus du SIDA et par les maladies qui y sont liées. Je prie en particulier pour les veuves, pour les orphelins, pour les jeunes mères et pour les personnes dont la vie a été détruite par cette cruelle épidémie. Je vous exhorte à poursuivre vos efforts pour combattre ce virus qui non seulement est meurtrier, mais menace sérieusement la stabilité économique et sociale du continent. L'Eglise catholique a toujours été en première ligne dans la prévention et dans le soin de cette maladie. L'enseignement traditionnel de
l'Eglise a démontré être la seule façon intrinsèquement sûre pour prévenir la diffusion du SIDA. C'est pourquoi "l'affection, la joie, le bonheur et la paix apportés par le mariage chrétien et la fidélité, ainsi que la sécurité que donne la chasteté, doivent être continuellement présentés aux fidèles, spécialement aux jeunes" (Ecclesia in Africa, n. 116).> 29 septembre 2006 – Aux Evêques du Malawi en Visite Ad Limina

La diffusion du SIDA augmente en raison de l'incapacité à rester fidèles à un unique partenaire dans le mariage ou à pratiquer l'abstinence; ... Ne cessez jamais de proclamer la vérité, et insistez sur celle-ci "à temps et à contretemps" (2 Tm 4, 2) car "la vérité vous libérera" (Jn 8, 32). [...].

14 décembre 2006 - Au nouvel Ambassadeur du Lésotho :

La plaie du SIDA, qui frappe plusieurs millions de personnes ... a apporté d'indicibles souffrances .... Soyez assuré de la profonde préoccupation de l'Eglise catholique en vue de faire tout son possible pour soulager toutes les personnes frappées par cette cruelle maladie, ainsi que leurs familles. Dans les visages des personnes malades et mourantes, les chrétiens reconnaissent le visage du Christ, et c'est lui que nous servons lorsque nous apportons notre aide et notre réconfort aux personnes qui souffrent (cf. Mt 25, 31-40). Dans le même temps, il est d'une importance vitale de transmettre le message selon lequel la fidélité au sein du mariage et l'abstinence en dehors du mariage sont les meilleurs moyens d'éviter l'infection et de mettre un terme à la diffusion du virus. En effet, les valeurs qui découlent d'une compréhension authentique du mariage et de la vie de famille constituent la seule base sûre pour une société stable.

14 décembre 2006 - Au nouvel Ambassadeur d'Ouganda

La collaboration entre l'Eglise et la société civile a produit de nombreux fruits bénis en Ouganda, en particulier ... dans la lutte contre le HIV/SIDA, où les statistiques confirment la valeur concrète d'une politique de prévention fondée sur l'abstinence et la promotion de la fidélité au sein du mariage. Je souhaite sincèrement que le peuple d'Ouganda continue à recevoir des bénéfices croissants de ce soutien.

14 décembre 2006 - Au nouvel Ambassadeur du Mozambique

Parmi les différentes ½uvres de charité dans lesquelles l'Eglise est engagée,
figurent l'assistance aux orphelins, dont le nombre augmente en raison de la
tragédie du SIDA.

7 septembre 2007 – Rencontre avec les Diplomates, à Vienne, en Autriche

[...] L'Union européenne devrait par conséquent jouer un rôle de meneur dans la lutte contre la pauvreté dans le monde, et dans l'engagement en faveur de la paix. Nous pouvons constater avec gratitude que les pays européens et l'Union européenne sont parmi ceux qui contribuent le plus au développement international, mais ils devraient aussi faire valoir leur importance politique face, par exemple, aux très urgents défis portés par l'Afrique, aux horribles tragédies de ce continent telles que le fléau du SIDA. »
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# Posté le lundi 23 mars 2009 17:48

LOUIS XVI


Le sermon a été transcrit en respectant le langage parlé et les intonations

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, Ainsi soit il.

Mes bien chers Frères,
Pourquoi célébrer une messe plus de deux cents ans après la mort du Roi Louis XVI ? Parce que tout vrai Français et tout vrai chrétien comprend qu'une réparation doit être offerte à Dieu pour l'outrage qui lui a été fait en ce jour, et qu'une prière doit Lui être présentée pour qu'Il lui plaise enfin de retirer la France du gouffre où elle s'est jetée en commettant ce régicide. C'est donc un acte expiatoire, en réparation, une prière pour le roi mais aussi pour le salut de la France.
« On voudrait effacer cette page de l'histoire, chasser cette date du souvenir des hommes, faire rentrer dans le néant cette procédure. Mais non ! Le fait est irréparable. Longtemps, chez les autres peuples, la France sera la nation régicide et impie, et jusqu'à l'achèvement de sa destinée, elle portera au front la tache du sang versé sur la place de la Révolution ».
Voilà pourquoi, deux cent seize ans après, le souvenir du roi guillotiné ne s'est pas effacé de la mémoire de certains Français.


On a souvent trouvé sous la plume d'historiens et d'écrivains passionnés un plaisir quelquefois même méchant à exagérer la faiblesse de Louis XVI dans son gouvernement. A quoi nous servirait-il ce soir de parler d'un roi faible ou d'un roi sans caractère, toutes choses qui restent à prouver. le Pape Pie VI a fait remarquer à ce sujet qu'on a confondu sa mansuétude avec la faiblesse sans savoir que la mansuétude est l'état d'une âme pleine de fermeté que rien ne peut abattre et qui en face des troubles, des insurrections, des fureurs populaire fait dire à Louis XVI cette parole qui l'honore à un si haut degré : «L'homme qui a la conscience pure ne tremble pas ». Livré à la souffrance d'ailleurs, bien loin de témoigner de la faiblesse, il déploya au Temple et à l'échafaud la force, le courage et la grandeur d'âme qui mérita l'adieu du prêtre : « Fils de saint Louis, montez au ciel ».
Qu'importe donc le jugement humain porté sur Louis XVI. Mauvais ou grand roi, bonté et faiblesse du roi ? ce qui compte c'est l'âme de ce prince profondément désireux de donner le bonheur à son peuple, mais qui rougissait à l'idée d'avoir à le commander et plus encore à le rudoyer parce que son éducation rousseauiste lui avait appris que l'homme était bon par nature. A ses dépens, il fera l'expérience cruelle du contraire. Qui ne pardonnerait à Louis XVI paralysé dans son action par un choc jusque là inconnu, celui de la monarchie et de la subversion moderne ?

Comme l'écrivit Jean de Viguerie :
« On a beaucoup parlé d'un roi faible, irrésolu, mais on oublie qu'un certain sens de la responsabilité, et un certain souci de la justice étaient son apanage. Que Louis XVI ait semblé parfois lent à se décider ne signifie pourtant pas que le roi fut un homme indécis ou irrésolu. Combien de choix a-t-il fait qui ne furent jamais décidés à la légère. Une partie du public était d'ailleurs moins préoccupée par la faiblesse que par la réputation de dureté du jeune roi.
Sans être un homme autoritaire, le roi avait conscience de sa dignité de souverain parce qu'il se faisait une très haute idée de sa dynastie et de la place du monarque qu'il regardait comme celle d'un intercesseur entre les hommes et le divin ».
Daudet écrivit dans Les lys sanglants :
« Il était loin d'être le « gros Louis » que disaient les révolutionnaires. Il concevait raisonnablement, mais il y avait en lui un goût du ralenti qu'il essayait en vain de surmonter. Enfin il ne voulait pas croire à l'infamie de la nature humaine, quand une mauvaise politique et l'irréligion ont lâché la bride à ses pires instincts ».
Quel étonnant mélange que Louis XVI ! On isole trop systématiquement 1793 de 1789.
Or, cet inexpiable forfait de 93, remonte à la guerre faite par ces philosophes des ténèbres un siècle durant, à tout ce qui fut religion et morale. Voir dans le mouvement de 89 une simple insurrection de l'opinion publique contre des abus intolérables n'est franchement pas honnête, ni sérieux. Ce n'était pas à certains excès - toujours possibles quant il s'agit des hommes - mais à l'autorité dans ce qu'elle avait de plus inviolable et de plus sacré que les fauteurs du mouvement de 89 voulaient porter le coup mortel. C'était bien à l'assaut du trône et de l'autel, que sur l'ordre des société secrètes marchaient les principaux coryphées des idées nouvelles.

Après la vente des biens du clergé, le pape Pie VI ne put garder le silence :
« L'autorité royale, dira-t-il, a été enlevée au roi très chrétien pour le mettre sous la dépendance de l'Assemblée et l'obliger à sanctionner tous ses décrets. La nation presque entière est séduite par l'apparence d'une vaine liberté, au lieu de reconnaître que le salut de l'Etat repose principalement sur l'autorité de Jésus-Christ, et que l'on n'est heureux selon l'expression de saint Augustin, que quand d'une plein consentement, on obéit aux rois : car ils sont les ministres de Dieu pour le bien, les enfants et les défenseurs de l'Eglise qu'ils doivent aimer comme leur mère, et défendre contre ceux qui l'attaquent ».
Coup bas contre l'autorité qui fit dire à Balzac :
« Le jour où la France trancha la tête à son roi, elle la trancha du même coup à tous les pères de famille ».
Louis XVI sera ainsi le premier souverain à avoir affronté le cataclysme révolutionnaire, sans avoir pu bien comprendre que le désordre était dans les esprits et qu'il ne suffisait pas d'être un roi bon, pour être un bon roi. Ce fut la première rencontre entre l'ordre et la subversion. Comme l'écrivit Maurras : « la psychologie de l'autorité, ses bases les plus générales et les plus profondes se trouvaient rongées, minées, réduites en poussière dans toutes les têtes et dans tous les c½urs de ces singulières générations (celles de la fin du XVIIIe siècle).
Le crime du 21 janvier était en germe dans la séparation de la tête et du corps de la nation. »


Ne l'oublions pas, la révolution, est d'abord une guerre de religion, la guerre de l'athéisme matérialiste contre l'Eglise romaine à laquelle présida et préluda l'Encyclopédie de Voltaire avec son « Ecrasons l'infâme » de Diderot qui dira « Avec les derniers boyaux des prêtres, nous serrerons le cou du dernier des rois » jointe au naturisme de Jean-Jacques Rousseau, aux débuts de la maçonnerie mondaine et des sociétés de pensée où se croisent et se mêlent toutes les formes de l'antichristianisme et de l'irréligion dans son ensemble. Clubs philosophiques et politiques qui l'emporteront au sein des assemblées et accélèreront le passage de la discussion à l'action, du principe de la souveraineté populaire à la tyrannie des masses et aux horreurs des massacres et de la guillotine.
Pour s'attaquer efficacement à la religion, les révolutionnaires comprirent d'instinct qu'ils devaient s'attaquer aux personnes du roi et de la reine. On ne peut rien contre les idées si on ne s'en prend d'abord aux personnes qui les représentent. De plus le roi s'identifiait avec la patrie, la famille royale avec la famille française ; c'était donc cette patrie, c'était cette famille qu'il fallait égorger, selon le mot célèbre de Danton prononcé au procès de Louis XVI « Nous ne voulons pas juger le roi, nous voulons le tuer ». A ce procès du roi se donnèrent rendez-vous toutes les calomnies, tous les faux témoignages, tous les mensonges d'une époque barbare et souillée pour terminer en cette exécution monstrueuse de Louis XVI opérée sans aucune espèce de raison, servant seulement de pierre de touche pour la sincérité de la foi républicaine, devenue le nouveau dogme.

La décatholicisation de la France, présentée par Mirabeau comme une condition nécessaire au triomphe des idées nouvelles passait par le régicide. Le trône de Louis XVI dont on avait sapé les bases ne devait plus s'appuyer sur l'autel.
Il n'y a donc aucun doute, la révolution qui fit tomber la tête de Louis XVI a voulu abattre le principe de l'autorité divine. Et c'est bien dans l'esprit de Robespierre qui disait « Tant qu'il y aura des rois par la grâce de Dieu, la révolution ne sera pas en sûreté ». On voit là que l'essence même de la révolution commencée en 1789 est l'esprit de révolte : il s'agissait de donner à chaque individu une âme d'insurgé, en lutte contre toutes les lois naturelles et divine. Louis XVI a été guillotiné parce qu'il était roi et roi très chrétien. Les deux ne font qu'un car la révolution est d'un même mouvement : la haine de Dieu et la haine de l'ordre naturel établi par Dieu dans sa création et révélé aux hommes.
Pour la révolution, Louis XVI devait mourir parce que sa seule présence, même après avoir été savamment mis hors d'état de gouverner, était un obstacle aux prétentions philosophiques.
Comme l'écrira Léon Daudet, « ce qui reste de cette révolution de 1789, tant célébrée, tant vantée, en prose et en vers, c'est un charnier, c'est un spectacle d'épouvante et de bêtise dont l'humanité offre peu d'exemples ».

Qu'est-ce que le 21 janvier 1793 sinon « le fait de brutes enivrées d'une idéologie libertaire, égalitaire et suicidaire qui prétendaient couper à jamais la France de Dieu lui-même pour recommencer l'histoire avec les seules forces de la raison humaine ».
« Le mauvais destin servi par la méchanceté humaine, j'ai nommé l'esprit révolutionnaire, va s'acharner sans merci ».
Louis XVI, "Roi martyr », tel est le nom qu'il a gardé comme victime de la Révolution antichrétienne, et tel est le nom que l'histoire lui rendant justice, lui a décerné. Et Louis XVI avait pour ainsi dire consacré d'avance cette appellation de Roi martyr en disant :
« Je suis prêt à m'immoler pour mon peuple. Puisse le sacrifice de ma vie faire le bonheur de la France ».
C'est par les saints et les martyrs que furent appelés alors à donner au monde le témoignage de Notre Seigneur Jésus-Christ que l'on juge la révolution. C'est à la lumière de leur mort que l'on juge les principes de 1789.
« La religion devait compter cet infortuné monarque au nombre de ses martyrs ». Ainsi s'exprimait le pape Pie VI, ce qui fit dire au cardinal Maury : « Le pape a conçu une idée aussi grande que juste, lorsqu'il a fait entrevoir dans son discours au Consistoire que Louis XVI méritait et qu'il obtiendrait un jour les honneurs de la canonisation.
C'est la plus belle réparation que la religion puisse faire à la royauté au moment où les scélérats se sont ligués pour l'avilir, que de transformer ainsi en autel, l'échafaud de Louis XVI ».
En lisant les actes du martyre de Louis XVI on comprend que la vertu peut faire descendre le ciel sur la terre. On comprend aussi que la perversité humaine peut y faire monter l'enfer, lorsqu'on lit les crimes, les fureurs, les joies hideuses de ses meurtriers.
Nous prions ce soir pour le repos de son âme, certes, sans oublier ce que le pape Pie VI exprima en terminant son éloge funèbre de Louis XVI.

« Nous avons la confiance qu'il a heureusement échangé une couronne royale et des lys qui se seraient bientôt flétris contre cet autre diadème impérissable que les anges ont tissé de lys immortels ».
« Ils me feront mourir, déclara Louis XVI à son avocat, Monsieur de Malesherbes, mais qu'importe ! Ce sera gagner une cause que de laisser une mémoire intacte et sans tache ».
Louis XVI n'a sauvé ni sa vie, ni son royaume, mais il a sauvé l'honneur de Dieu, l'honneur de la France et son honneur. Il a ajouté à la couronne des rois tous les fleurons les plus glorieux, les plus rares, ceux de la sainteté et du martyre, son échafaud est sa plus grande gloire.

Que Louis XVI demeure pour la postérité celui que Léon Daudet appelait « le lys sanglant ineffable offert en holocauste aux furies infernales ».

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.
Ainsi soit-il


Abbé Xavier Beauvais

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# Posté le mardi 24 février 2009 06:19

NEUVAINE POUR LE PAPE

Un Pater, trois Ave, un Gloria suivis de cette prière :

Prions pour notre Saint-Père le Pape Benoît XVI.

Que le Seigneur le garde, qu'il lui donne la vie, le rende heureux sur la terre et ne le livre pas au pouvoir de ses ennemis.

V. Tu es Pierre.

R. Et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise.

Prions.

Dieu éternel et tout-puissant, ayez pitié de votre serviteur notre Pape Benoît XVI, et, dans votre bonté, guidez-le dans la voie du salut éternel, en sorte que, par le don de votre grâce, il recherche ce qui lui plaît et l'accomplisse de tout son pouvoir. Par le Christ Notre-Seigneur. Amen.

Mater Ecclesiae, ora pro nobis

Sancte Petre, ora pro nobis

Afin de soutenir spirituellement le Saint-Père et en nous inspirant du songe de Don Bosco, nous vous proposons de commencer, samedi 14 février, une neuvaine qui durera jusqu'au dimanche 22 février, fête de la Chaire de saint Pierre. Ce même dimanche nous pourrons offrir notre communion aux intentions du Souverain Pontife et de toute l'Eglise.

Soyons nombreux et fervents à supplier le Ciel de secourir le Pape et la barque de Pierre.

Vous trouverez ci-dessous le texte de la neuvaine proposée.

Nous vous invitons à vous inscrire et à diffuser la neuvaine autour de vous.

L'abbé John Berg, supérieur général de la Fraternité Saint-Pierre, transmettra au Saint-Siège le soutien de cette chaîne de prière.

www.fssp.org
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# Posté le dimanche 15 février 2009 14:21

Encore un peu de temps le seigneur sera là!

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# Posté le mardi 23 décembre 2008 10:01